22 juillet 2008

LUNDI 21 JUILLET 2008

En réalité, je divague totalement dans les deux messages que j'ai laissé auparavant.
En faites, je ressuscite depuis un an, j'ai pris un nouveau départ, j'ai lâcher une vie de déchéance pour retrouver une vie saine. Alors je me questionne, je cherche, je veux trouver un équilibre, une harmonie, une sérénité, une sagesse d'esprit. C'est pourquoi par moment j'ai des phases d'excès, j'ai toujours besoin d'excès dans tout, il y a même eu un moment ou je me cherchai une religion (juste parce que j'ai besoin d'une adiction quelle qu'elle soit.) C'est pourquoi les propos que j'ai pu tenir puissent paraitre extrêmes.

Je me cherche, et j'ai énormément de mal à me trouver. Je pense que pour ça il faut partir loin. Commençons donc par le contexte sociologique dans lequel je me situe. Fille venant d'une famille de classe moyenne, avec une mère au foyer et un père employé (séparés depuis 3 ans environs, mais n'ayant plus de vie de couple depuis.... d'ailleurs je me demande même s'ils en ont déjà eu une.

Ma mère est très renfermée sur elle même, elle a toujours vécu  en vase clos, je ne lui connait aucun(e)s ami(e)s. Elle ne voit que sa mère, ses soeurs, brefs les membres de la familles. Elle vit comme si elle n'existait pas, et du faites que nous ayons de son sang dans nos veines elles nous à éduquées de manière à ce que nous suivions la même trajectoire qu'elle. C'est à dire, ne pas aller vers les gens, s'en méfier, ne jamais donner son opinion, être comme transparente.

Elle à épousé mon père sans amour. Parce que c'est le premier homme qui est venu vers elle et qu'elle a vu cette approche comme l'unique opportunité de fonder une famille.

Elle me l'a déjà dit qu'elle n'avait jamais été amoureuse de mon père. Me racontant même qu'au début de leurs relation il gardait une photo de son ex dans son portefeuille et disait à ses amis qu'avec cette photo il pourra montrer à ses enfants qui aurait dû être leurs mère.

Je ne sais même pas comment on peut rester avec quelqu'un après un broiement de coeur.

Je ne la juge pas, J'observe juste que cette personne qui est ma mère, qui a un tel mal être intérieur, et si peu d'amour pour elle même.

Et c'est difficile d'accepter d'être née d'un désespoir.



Le jour monte et grandit, retombe sur la ville.
Nous avons traversé la nuit sans délivrance.
J'entends les autobus et la rumeur subtile,
Des échanges sociaux. J'accède à la présence.

Aujourd'hui aura lieu. La surface invisible.
Délimitant dans l'air nos êtres de souffrance.
Se forme et se durcit à une vitesse terrible.
Le corps, le corps pourtant est une appartenance.

Nous avons traversé fatigues et désirs.
Sans retrouver le gout des rêves de l'enfance
Il n'y a plus grand chose au fond de nos sourires.
Nous sommes prisonniers de notre transparence.


M. HOUELLEBECQ "Poésies"





Posté par athea à 01:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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